L’obsession éternelle de Neil Powell envers les vieux livres l’a mené à les découvrir comme un médium d’art unique. La plupart des livres qu’il utilise dans son art sont endommagés, en lambeaux, déchirés, discartés et relégué à l’étage réservée aux liquidations ou… directement aux poubelles. Toutefois, Powell voit ces livres comme des petits bijoux. Plusieurs d’entre eux arborent des couvertures créées par des techniques de production désormais obsolètes. Ils transportent tout le bagage accumulé par des années passées à changer de mains.

D’une certaine façon, Powell perçoit son art comme une manière de sauver ces livres de la destruction, leur accordant une seconde vie dans un contexte différent, pour un tout autre public. Conceptuellement, son travail explore de nouveaux narratifs sociaux, culturels et politiques à travers les thèmes d’identité et de filiation. En juxtaposant le neuf et le vieux – une nouvelle oeuvre créée à partir de vieilles couvertures de livres – les voix de plusieurs époques se mêlent, ouvrant un dialogue sur l’interprétation. 

Il encourage le spectateur à entrer dans un monde hétéroclite de langages, de typographie et de style d’illustrations qui capture l’œil, lui demandant de parcourir à de maintes reprises les couches à la recherche de signaux, de signes et d’indices. Avec ses œuvres, Powell vise à créer un traité visuel sur le recyclage et le renouveau de la culture populaire.

Neil Powell fait parti de la collection permanente du Cooper Hewitt, Smithsonian Design Museum. Il a exposé à Miami Art Basel (2014) et fut sélectionné pour exposer à The Other Art Fair présenté par Saatchi Art, à New-York.  Powell vit et travaille à Brooklyn ainsi que dans les montagnes Catskills, dans l’état de New York.

Bio imprimable