D’origine canadienne, Bradley Hart est un artiste récipiendaire d’une double majeure en art visuel de l’Université de Toronto. En 2008, il fait ses valises pour la grande ville de New York où vit et travaille encore à ce jour.

C’est dans la grosse pomme qu’il évolue et où il crée sa renommée grâce à sa série Bubble Wrap. Cette aventure commence lors d’une période de recherches, alors qu’il découvre que le papier bulle avait été inventé à l’origine en tant que forme moderne de revêtement mural en 1957. Il va sans dire que cette expérience fut un échec flagrant sous sa vocation originelle.

La démarche de Bradley Hart consiste à injecter le papier bulle avec de la peinture à l’aide de seringues pour créer des images photoréalistes à l’aspect pixélisé. Les bulles du papier font alors référence à des points ou des pixels faisant écho à divers mouvements de de l’histoire de l’art et d’autres médias. Les œuvres de cette série rappellent l’esthétique du néo-impressionnisme à la manière de Seurat, Signac , Cross et bien d’autres.

D’une œuvre, en émerge une autre.
Lors du processus, chaque bulle est remplie individuellement. Lors de l’injection, l’artiste remplit les bulles avec une quantité calculée de peinture de sorte que l’excès s’égoutte sur le côté plat du film à bulles. Les gouttes fusionnent lors du séchage et sont ensuite retirées du plastique. Cette couche devient une œuvre en soi, tel un sous-produit naturel totalement indépendant. Le spectateur devient alors l’observateur d’une relation créée entre les deux.

Bubble wrap évoque la nature artificiel de notre société, alors que 99% de ce que nous utilisons est fait à partir de plastique… Il en sort du travail de Bradley Hart une évidente ironie; appliquer un art physique aussi subtil et délicat à un matériau sans noblesse destiné à la production en série.

Bio imprimable